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Après l’été neuf

L’automne pointe le bout de ses feuilles, pourtant comme un été indien, il me reste en mémoire quelques livres découverts allongé sur la plage et des musiques entendues à l’ombre d’un olivier.

En août, mon roman au soleil racontait la vie dans un magnifique immeuble de la 5e avenue à New York. Pour certains, cette adresse constitue le symbole absolu de la réussite, ils sont à beaucoup d’efforts pour s’y installer, s’y faire voir et susciter l’envie. Les fidèles de « Sex in the city » vont adorer le roman  de Candace Bushnell, Cinquième Avenue (chez Albin Michel). Avec humour, l’auteur raconte les manies, les faiblesses de ce microcosme constitué d’écrivains, de célébrités, d’aspirants à la gloire ou à la richesse. Une vraie lecture de détente avec en prime quelques scènes coquines.

Découvert cet été, le dernier album d’Ariane Moffatt n’a pas quitté mon lecteur depuis. Bien sûr, vous connaissez tous le premier extrait Je veux tout, cette musique idéale pour vous donner la pêche dès le réveil et vous aider à foncer faire votre footing le long des vagues ou à travers la campagne. Son 3e CD est à écouter dans tous les sens comme son titre nous y invite. De cette fille de Montréal, j’adore la voix jazzie, les mélodies chaloupée, l’esprit groove, les rythmes électro. Son opus, libre et simple, aborde tous les styles. C’est le seul petit reproche, on cherche le fil conducteur d’Ariane. Cela est vite oublié à l’écoute de La fille de l’iceberg, Réverbère, Perséides (superbe) ou Briser un cœur. Tous les sens - Ariane Moffatt - EMI

Ariane sillonne la France de novembre à décembre, une belle occasion pour l’entendre.

www.arianemoffatt.com/

La lecture est-elle subversive ? Telle est la question que se pose l’entourage de la Reine d’Angleterre quand elle découvre les plaisirs de la lecture. Ce cours roman, La reine des lectrices de Alan Benett (chez Denoël) fait son effet. Il est drôle et léger. C’est le sourire aux lèvres qu’on tourne les pages pour découvrir une fin absolument étonnante.

Subversif aussi, le CD  de L’homme Parle, Militants du quotidien, c’est possible. Ce groupe formé du métissage des cultures et des genres musicaux propose une forme musicale différente et originale. Entre rap, reggae, slam et musique du monde, les chansons revendiquent un engagement. Elles sont faites de bonne humeur et d’énergie, c’est sur leur titre le plus connu La Crise qu’on a pu voir les Verts s'éclater sur scène pendant leur campagne européenne.

http://www.myspace.com/lhommeparle

Les vacances peuvent aussi permettre de rattraper les lectures oubliées, ainsi j’ai découvert Le Montespan de Jean Teulé. Son livre (plus drôle que celui qui vient de paraître), raconte avec verve, les mésaventures d’un mari qui devient la risée des courtisans lorsque le roi prend sa femme comme maîtresse. Si vous voulez comprendre la frénésie qui saisit le monde de la littérature quand arrive la saison des prix, je vous conseille un roman de François Nourissier écrit en 1956. Réédité par Le Dilettante, vous découvrirez en savourant Les chiens à fouetter qu’il n’y a décidemment rien de bien neuf dans ce domaine.

Quelques pistes pour découvrir de nouveaux talents dont on pourrait bien entendre chanter dans les mois qui viennent :

Kid Bombardos, Rock : les arrières petits-fils d’un boxeur des années 20 montent sur le ring du rock pour représenter dignement le Bordelais.

http://www.myspace.com/kidbombardos

La Fiancée : Elle s’appelle Claire, sur les traces de Daphné et Berry, une jolie voix chante l’amour et le romantisme 

http://www.myspace.com/lafiancee

Carine Erseng, La vitesse supérieure (chez Palass) : Elle est tonique, elle swingue. Des chansons d’amour, des chansons d’humour sur fond de jazz manouche. Une première partie de Diana Krall remarquée en septembre dernier.

http://www.myspace.com/carineerseng

Michel Crosnier

 

 
     
     
 

Des sourires et des hommes

Que diriez-vous de passer l’été avec des écrivains et des chanteuses ? Le hasard de mes dernières lectures et de mes écoutes récentes a voulu qu’il s’agisse  de livres écrits par des hommes et de musiques interprétées par des femmes. En tout cas, des idées pour vous et pour l’été.

Impardonnables de Philippe Djian chez Gallimard

Pouvons-nous tout pardonner. Certes, il s’avère parfois difficile d'offrir son pardon, mais pour sa propre fille que ne ferait-on pas ? Francis a vu disparaître trois de ces femmes : voici plus de dix ans, son épouse et sa fille aînée sont mortes dans un accident de voitures. Resté seul avec sa deuxième fille, celle-ci disparaît. Fugue, enlèvement, l’angoisse insoutenable s’installe.

Philippe Djian livre ici un de ses meilleurs romans. Une écriture rapide, un style particulier où bien souvent, il laisse le lecteur devinait ce qui s’est déroulé. Le scénariste et le  parolier de Stephan Eicher trace, avec ce sexagénaire tourné vers lui-même, le portrait d’un homme dont l’existence montre la difficulté de vivre, d’aimer et d’écrire : « Combien d’écrivains étaient retournés à leur roman plutôt que se lancer à la poursuite de leur femme ? Les meilleurs sans aucun doute. Les extralucides. Les grands maîtres. »

La vie passera comme un rêve de Gilles Jacob chez Robert Laffont

Gilles Jacob est le président du Festival de Cannes depuis 2001 après en avoir été nommé le délégué général en 1978. Après avoir consacrés 30 ans à l’un des événements cinématographiques majeurs, ce livre est l’occasion pour cet ancien critique de cinéma de raconter de nombreuses anecdotes.  Parmi les nombreuses révélations, il cite celle d’un Roman Polanski président très dur qui se plaignait tous les soirs de la nullité des films ou d’une Isabelle Adjani capricieuse. 

Cette autobiographie est à l’image de ce personnage très discret tout en étant au contact des plus grandes stars. Il décrit avec élégance les plus belles actrices et se dévoile dans des pages plus intimes notamment sur sa jeunesse pendant la guerre. Mieux qu’un journal « people », Gilles Jacob nous montre des «instantanés » de Sharon Stone, Jack Nicholson, Gérard Depardieu, Orson Welles, Federico Fellini ou encore Clint Eastwood  imperturbable pendant un tremblement de terre.

C’était notre terre de Mathieu Belezi chez Albin Michel

Mathieu Belezi n’a pas vécu en Algérie, ni sa famille simplement comme il le dit lui-même, « j’ai un tempérament de nomade, je voyage, je change de lieu ». 

Dans  ce roman fort et de douleur, il donne la parole aux cinq membres d’une famille de colons qui racontent leur terre. Le domaine de Montaigne, quelque part dans le Dahra berbère, fut la propriété pendant plus d'un siècle des Saint-André. Cette fresque évoque le déracinement inconsolable et la terrible histoire des Français d’Algérie. Une sixième voix vient elle aussi apporter son témoignage, celle de la servante algérienne. Dans un style libre et authentique, Mathieu Belezi s’interroge les paradoxes de l'identité et de l'appropriation.

La vie en sourdine de David Lodge chez Rivages

Je n’avais pas encore eu l’occasion de vous parler de ce roman de David Lodge paru déjà depuis quelque temps. Si, dans les premières pages, on retrouve l’humour et l’ironie  typiques de l’auteur de Changement de décor ou Un tout petit monde, très la tonalité devient plus triste. Fraîchement retraité, Desmond confie ses mésaventures à son journal intime. Devenu sourd, il refuse d’avouer son handicap et va de quiproquos en malentendus. Cette autobiographique, David Lodge, traite du handicap sans jamais se montrer monotone, l’écriture soutenue rappelle un autre livre précédent, Thérapie.

Pascale Picard, me, myself & us chez AZ

Commençons nos écoutes avec Pascale Picard. Elle nous vient du Québec, mais s’exprime en anglais. Autre particularité, elle insiste sur l’importance des musiciens à ses côtés et avec qui elle compose.  Ce premier album, Me, Myself & Us, fut un succès immédiat au Québec avec 200 000 albums vendus.

Pascale Picard en a écrit tous les textes, tantôt d’une façon douce comme Gate 22 (le premier single), tantôt plus énervée comme Annoying. Les influences musicales sont à chercher du côté folk et rock mais également vers le jazz et le blues.

Une nouvelle  édition limitée est maintenant disponible, vous y découvrirez  notamment en plus le titre Smilin’ et 4 autres chansons  enregistrées en live acoustique. Pascale Picard est en concert au Festival du Chant de marin à Paimpol début août et elle revient en tournée en octobre et novembre 2009.

http://www.pascalepicard.com/france/home

 

Manu, Rendez-vous chez Tekini Records

Avez-vous déjà entendu des chansons du groupe Dolly ? Emmanuelle Monet en était la voix si reconnaissable, il aurait été dommage de ne plus l’entendre. On a pu la retrouver dans un album solo, Rendez-vous, il y a quelques mois. Si le côté rock est toujours présent, certaines choses ont changées. Plus de profondeur et plus de sagesse, toujours la même sensibilité et de belles harmonies de guitares. De cet album de rock mélancolique, l’extrait pour cet  été s’appelle  t’es bô t’es con. Mélange de cuivres sur des arrangements réussis, il s’écoute en boucle et devrait faire partie des beaux succès à la rentrée. A noter que manu sera en concert le 24 octobre prochain au Festival Décollage immédiat à Guipavas (29) en même temps que Pascale Picard et le 28 novembre prochain à l'Elysée Montmartre à Paris. Des occasions à ne pas manquer.

http://www.myspace.com/manusonic

 

Izia, Izia chez AZ

Voici un véritable phénomène dans le paysage rock. A 18 ans, cette jeune auteur, compositeur, interprète pratique la scène depuis déjà 2 ans. Il faut dire qu’elle est tombée dessus toute petite, son papa jacques et son frère Arthur y sont sans doute pour quelque chose. Cela étant, son talent lui appartient, héritière des rockeuses, Izia possède une énergie époustouflante. La maturité et la puissance de sa voix sont troublantes. Des chansons comme Lola, Let me alone ou Blind offrent un son dur, fort et émouvant. Charnelle et fragile, Izia explose sur scène. Montez le son de votre lecteur ou de votre autoradio et découvrez vite son album. Plusieurs dates de concerts, dont le Bataclan à Paris, en octobre et novembre prochains.

http://www.myspace.com/iziamusic

 

Charlie, Charlie chez at(home)

Charlie s’est fait connaître à travers son duo avec Mauss, je recherche. Dans son album, éponyme comme on dit, livré juste avant les vacances, Charlie raconte des histoires, ses histoires. Des textes qui touchent, un univers bien personnel qui mélange chanson, pop, rock et électro. Comme nous coups de cœur précédents, cette jeune femme parcourt la France de concert en concert. Son cd s’est d’ailleurs construit à partir des morceaux composés depuis plusieurs années et testés sur scène. Outre le duo déjà cité, deux titres ressortent particulièrement, Le sapin et Ema, le dernier single déjà sur toutes les bonnes radios. Pour  voir en vrai cette jeune lyonnaise, rendez vous fin août à Montluçon, à Montpellier le 10 octobre  ou  Paris le 14 du même mois…

http://www.myspace.com/charliemusique

 

 

 
     
  Les coups de cœur de Michel Crosnier  
     
 

Quelques lectures et musiques en vue des beaux jours

Laurence Tardieu – Un temps fou chez Stock

Voici déjà le cinquième roman de cette jeune femme au style si personnel. Nous avions aimé Le jugement de Léa, nous avions adoré Puisque rien ne dure, avec Un temps fou, j’ai retrouvé l’écriture précise et riche d’un auteur qui sait comme personne décrire avec finesse les sentiments les plus intimes. Une femme et un homme se rencontrent pendant toute une soirée, ils se quittent et pourraient ne jamais se revoir, seulement... Quelques années plus tard, ils se retrouvent et s’aperçoivent qu’ils n’ont rien oublié de cette nuit unique et riche en partage. Il est des êtres qui nous marquent à jamais, quoi qu’ils fassent, il en est de certains livres aussi.

Emily Loizeau – Pays sauvage  chez Polydor

Cette demoiselle a le goût des aventures et des rencontres, elle les met en musique avec ardeur et délicatesse. Décidément, la petite fille bilingue s’offre de belles libertés pour notre plus grand plaisir. Cet album surprend par son extravagance et sa générosité, les découvertes demandent de l’écoute et nous laissent surpris par leur richesse musicale. Moriarty, Herman Düne  Thomas Fersens, Jeanne Cherhal, Olivia Ruiz ou Pef (Pierre-François Martin-Laval) accompagnent Emily Loizeau dans ce beau voyage au pays des traditions folk, blues et country. La chanson Sisters vous est déjà sans doute familière, n ‘hésitez pas à écouter les autres.

www.emilyloizeau.net

Ken Follet - Un monde sans fin chez  Robert Laffont

Il fut un temps où j’offrais à mes amis Les Piliers de la terre. A chaque fois, le plaisir était au rendez-vous. Pour les grands lecteurs, il s’agissait de savoir en combien de jours, ou d’heures, ils allaient dévorer cette fabuleuse histoire. Pour ceux moins habitués aux livres, j’attendais leurs impressions avec impatience. Pas une fois, on m’a reproché ce cadeau de plus de 1200 pages. C’est vous dire si j’attendais la suite des aventures du Moyen-Âge. Les héros en sont les descendants des constructeurs de la cathédrale de Kingsbridge, construite en Angleterre du XIIe siècle. Sans susciter la même passion, on prend à nouveau beaucoup de plaisir à découvrir la vie des personnages et les péripéties de cette histoire.

tricot machine –  Tricot Machine chez SoberandGentle

« C’est crissement bon », comme ils disent chez eux. Ce couple dans la vie, Catherine Leduc et Matthieu Beaumont, connaît déjà un énorme succès au Québec. Les voilà qui viennent « par chez nous » pour nous faire partager leur univers bien à eux constitué de souvenirs d’enfance, de douceurs et de ravissements. Le naturel touchant de leurs paroles, la simplicité accrocheuse de leurs mélodies font qu’on les aime immédiatement. L’Ours, Fais pas en chocolat, ou Super Ordinaire seront bientôt sur toutes les lèvres, et les vôtres aussi sans doute.

www.tricotmachine.ca

Retour dans le temps. Ils ont fait jadis les premières parties de Muse ou des Rolling Stones. Fin 2008 après quelques années de réflexion, Razorlight a sorti son troisième album Slipway Fires (Mercury). Le groupe poursuivait ainsi son chemin avec efficacité. Johnny Borrell et sa bande enchaînent les titres avec facilité. Du rythme, la voix de Borrell plus claire et plus percutante, un rock tantôt nonchalant tantôt péchu, un titre dans mes préférences, 60 Thompson. www.razorlight

Roy Lewis a publié Pourquoi j’ai mangé mon père (Pocket) pour la première fois en 1960. Etrangement, ce livre conserve toute sa pertinence aujourd’hui encore. Impossible de ne pas rire tout haut en découvrant les aventures d’Ernest et de sa famille, au temps de la préhistoire en pleine période du pléistocène. Le père Édouard est un pithécanthrope passionné de sciences, les idées germent en lui chaque seconde. Voici tout à la fois, un roman scientifique et burlesque. Les dialogues farfelus décrivent à la perfection la réalité de l'évolution humaine. Pour s’instruire, réfléchir tout en s’amusant fort.

Michel Crosnier

 
     
 

A retenir de cette fin d’année

Bientôt une nouvelle rentrée, d’ici là des vacances pour certains, des cadeaux à trouver pour d’autres. Je vous propose quelques suggestions  qui ont retenu mon attention au cours des ces derniers mois. Ces airs de musique maintenant bien dans vos oreilles méritent qu’on vous les rappelle, tout comme  ces lignes d’écriture que vous devriez parcourir si vous ne l’avez déjà fait.

Ian Mc Ewan, Sur la plage de Chesil (Gallimard)

Cette nuit de noces devrait être l’aboutissement de leur désir et la concrétisation de leur amour. Mais, nous sommes au début des années soixante dans une Angleterre encore prude. L’incapacité de parler va conduire les jeunes mariés à la catastrophe et marquer à jamais leur existence. Un des beaux romans de la rentrée de septembre.

Dominique Mainard, Pour vous (Joëlle Losfeld)

Curieuse histoire que ce nouveau livre de Dominique Mainard. Delphine a créé une agence, « Pour Vous », qui propose de satisfaire tous les désirs, de penser toutes les palies non cicatrisées. Nous avons souvent besoin de réconfort, d’illusion, parfois de mensonge pour accepter la réalité. Voilà l’occasion de croiser de nombreux personnages aux demandes étonnantes tout comme ce roman. En 2002, Dominique Mainard a reçu le prix Alain Fournier  pour Leur histoire, un superbe récit plein de tendresse et d’émotion.

Virginie Ollagnier, L’incertain (Liana Levi)

Après "Toutes ces vies qu'on abandonne", on attendait beaucoup de Virginie Ollagnier. Certes, l’auteur a du talent et de la sensibilité, son personnage ne nous apparaît pas pour autant sympathique même si le plaisir de découvrir son histoire, de la Russie en 1917 à Paris en mai 68, reste entier. Zoltan Soloviev aime les  femmes, notamment dans sa vie il a eu Darina, puis Jiska sa mère et quarante plus tard Iéna, la petite fille dont il tombe amoureux. Une vie d’exil et de fuite.

Jean-Paul Dubois, Les accommodements raisonnables (L’Olivier)

Le charme de certains hommes vers la cinquantaine tient parfois à ce subtil mélange de mélancolie et d’humour qui émanent d’eux. Il en va ainsi du roman de Jean-Paul Dubois, l’auteur d’"Une vie française" et de "Vous plaisantez, Monsieur Tanner". Paul Stern, scénariste toulousain, s’envole pour Hollywood autant pour s’éloigner de sa femme dépressive que pour adapter un film français contre un salaire substantiel. L’occasion pour l’écrivain de raconter cet homme tout en observant la France vue des Etats-Unis. Un livre à déguster et qui devrait vous donner envie de lire les précédents si ce n’est déjà fait.

Sylvie Germain, L’inaperçu (Albin Michel)

De mes dernières lectures, sans doute celle qui me reste le plus à l’esprit. Sylvie Germain est l’une des romancières les plus intéressantes d'aujourd'hui, un écrivain tout en finesse et en subtilité. Son roman précédent Magnus avait été récompensé par le Goncourt des lycéens. Celui-ci s’avère également subtil et fin. L’écriture riche et précise de l’auteur est un régal. Elle nous raconte la vie des Bérynx, une famille composée de la mère, de trois garçons et d'une petite fille Marie. Seule pour gérer l'affaire familiale depuis la mort de son mari, Sabine engage Pierre Zébreuse, un homme qui a fait irruption dans leur vie et qui a su gagner la confiance de la famille. Ce dernier disparaît un jour comme il est arrivé, laissant derrière lui des indices. Vite, la suite….

Thomas Fersens, Trois petits tours chez tôt ou tard

En septembre, « Ce Fersens est réjouissant », écrivait Domnique A. Et c’est vrai. Alors, en ces temps difficiles et moroses, on ne peut pas se priver d’un peu de joie. D’autant que chaque chanson est une aventure musicale. Il est aussi beaucoup question de valise et de ukulélé. Rien que du bonheur, un Fersens classique, somme toute.

Thomas Fersens

Bénabar, Infréquentable chez Jive Epic

En octobre, nous découvrions les nouvelles chroniques de Bénabar. A sa manière, reconnaissable entre toutes, il nous raconte les copains, l’amour, ses semblables. Mais, il sait aussi se réinventer ce chanteur populaire et varié. Infréquentable, certainement pas, à écouter et à voir, sûrement.

Bénabar

 

Vincent Delerm, Quinze chansons chez tôt ou tard

En novembre, pour la rentrée littéraire sortait l’album de Delerm. Je le suis depuis ces débuts, je ne m’en lasse pas surtout en concert tant il y est présent et différent. Depuis le temps du piano-voix à ses concerts avec groupe, les chansons de Vincent Delerm ont toujours montré des reflets de cinéma, de théâtre. Il joue avec les formes, avec les couleurs. Il y a beaucoup d’élégance chez Vincent. Découvrez aussi ses vidéos.

Vincent Delerm

Julien Clerc, Où s’en vont les avions ? chez Virgin

De nombreuses plumes pour servir les musiques de Julien Clerc sur cet album. Le plaisir est intact, les mélodies respirent, les nouveaux auteurs renouvellent le style tout en gardant l’empreinte connue. La collaboration avec Maxime Leforestier, le copain de longue date, fonctionne bien tout comme l’arrivée de Gérard Duguet-Grasser, auteur aussi pour Alexandra Ross. Les ballades de cet éternel jeune homme continuent à nous faire rêver.

Julien Clerc

Kean, Perfect symmetry chez AZ

Novembre, c’est le mois qu’ont choisi Tom Chaplin, Tim Rice-Oxley et Richard Hughes pour revenir avec Perfect Symmetry et des chansons pop bourrée d’énergie et de joie. Un style vraiment innovant et différent. Il faut plusieurs écoutes pour apprivoiser cet album dont on aime le côté à la fois triste et heureux. L’approche vocale est différente et  le groupe nous propose une véritable explosion surprenante.

Keane

Jason Mraz, We Sing. We Dance. We Steal Things chez Warner

Déjà le troisième album, enfin la consécration en France pour cet Américain éblouissant. Une musique joyeuse et douce, des airs séduisants et entraînants. Doux, joyeux et séduisant, Jason Mraz répond à tous ces adjectifs et conquiert enfin la France avec son troisième opus. Bien entendu, vous allez reconnaître, I’m yours dès les premières notes, puis vous allez commencer à fredonner avant d’être pris d’une terrible envie de bouger. Et tout le CD est comme ça, alternant rythmes et douces mélodies. Jason Mraz sera en France au mois de Mars.  Cliquez vite

Jason Mraz

 
     
 

Du soleil en poche

Quand l’automne prend des couleurs d’été, les images de nos vacances demeurent en nous plus longtemps. Quel plaisir alors de retrouver l’atmosphère estivale à travers un bon album de jazz, souvenirs de soirées musicales ou de terminer un livre normalement programmé pour la plage.

Ainsi, pour prolonger l’ambiance des festivals, je vous conseille l’écoute du double CD de Brad Mehldau, « Trio Live» (None such, Warner). Ce jeune jazzman est sans aucun doute l’une des figures actuelles les plus originales de ce style. Le talent de Brad Mehldau tient autant à son inspiration qu’à son interprétation avec des reprises d’Oasis, de Chico Buarque… Vous aviez prévu de lire le dernier Marc Levy allongé au soleil, il n’est pas trop tard. L’auteur retrouve dans Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites, la source de ses premiers succès, un subtile mélange de rêve et d’irréel. Alors qu’elle vient de perdre son père, celui-ci lui donne enfin l’occasion de mieux se connaître l'un l'autre et surtout, de rattraper le temps passé et les amours perdus.

Deux de mes coups de cœur de cette rentrée risquent fort, je le sens, d’être de vraies révélations  pour cette fin d’année. J’ai absolument dévoré le roman fascinant de Delphine Bertholon, Twist (chez JC Lattès). Madison a 11 ans, elle le sait, il ne faut jamais parler aux inconnus et encore moins monter dans leur voiture, pourtant… Et la voilà enfermée dans une cave pendant 5 ans. Si le roman vous prend à la gorge et laisse au début un goût amer tant le sujet est difficile, très vite, l’écriture à trois mains captive. Madison du fond de sa captivité puise sa force et sa foi en une possible libération dans la rédaction de son histoire. Léonore, sa maman, refuse une disparition définitive alors, elle écrit son espoir à sa fille tandis que Stanislas, la force secrète de Madison, raconte sa vie pendant ses années d’absence. Sans jamais tomber dans l’excès, Delphine Bertholon, livre un roman fort, empli de vitalité. L’espérance et l’amour mènent à la liberté.

Le charme des duos tient souvent à la complémentarité des voix, des jeux, des sensations. Felipe et Charlotte l’annonce sur leur Myspace, ils sont l’ange et le démon réuni sous le nom de felipecha. Des textes doux et poétiques, des accords de guitare, une ambiance folk pour une voix à la beauté sensuelle. Tantôt la délicatesse de Cha, tantôt l’imagination de Felipe, souvent tous deux dans une alliance complice. Le charme de felipecha opère dès le premier titre, puis « de fil en aiguille » , les chansons vous entrent en boucle dans la tête et le cœur, « qu’en restera-t-il ? Beaucoup de bonheur et le désir les voir sur scène. felipecha, de fil en aiguille chez at(h)ome.

Et s’il vous reste du temps, de l’envie. Plongez-vous dans l’univers typiquement anglais d’Elisabeth Taylor. Une couronne de roses (Rivages Poche) décrit les vacances de trois amies à la campagne, un roman sur l’amitié féminine, un livre sombre et beau. Et pour l’écoute, les fans d’un mixte de musiques nigériannes, de blues, de folk et de pop, seront enchantés par Keziah Jones et son Nigerian Wood (Because music). Révélé dans les couloirs du métro, il a su conquérir un public et son "My Kinda Girl", déjà sur toutes les ondes, porte la marque de la musique blufunk. Michel Crosnier

 

http://www.felipecha.com/

http://www.keziahjones.com/

www.bradmehldau.com/

http://www.toutesceschoses.com/default.aspx

 
     
 

Voyages d'été

L’été, plus que tout autre saison, constitue l’occasion de partir en voyage. Prendre le train ou l’avion, naviguer ou « tracer » la route, les moyens ne manquent pas pour changer d’air. Il existe une autre façon de s’évader, compatible avec tous ces modes de transport, il suffit pour cela de prendre un livre ou d’écouter de la musique. Alors, on découvre un nouvel univers loin de chez soi, accessible aussi à ceux qui sont privés de vacances ou de soleil.

Et mon cœur transparent de Véronique Ovaldé (Editions de l’Olivier)

Première destination, le pays imaginaire de Véronique Ovaldé où Irina, la femme de Lancelot, est morte, victime d’un accident qui la précipitée dans la rivière Omoko (dont le nom vient d’une île du Pacifique) à proximité de Catano (aux sonorités sud-américaines). Ebranlé par cette disparition brutale, Lancelot découvre un à un les mystères d’Irina. Connaît-on vraiment l’autre même, quand on l’aime passionnément ? Le livre a obtenu le Prix France-Culture 2008

Le Contrat de John Grisham (Robert Laffont)

Ce pur thriller juridique, comme sait si bien les écrire John Grisham, se déroule dans le Mississipi. Le bien triomphe-t-il toujours du mal ? On pourrait le croire dans le jury condamne Krane Chemical pour avoir empoisonné l’eau et provoqué une dizaine de morts et de nombreux cancers. Mais, les puissants, c’est bien connu, n’aiment pas perdre, surtout dans le sud des Etats-Unis.

No et moi de Delphine de Vigan (JC Lattes)

Lou, adolescente surdouée de 13 ans, vit dans son monde pour échapper au malheur qui mine sa famille. Fantasque et curieuse, Lou est en première quand elle rencontre No, une jeune SDF de 18 ans. Delphine de Vigan pose un regard nouveau sur le monde des « sans domicile », elle nous le fait découvrir avec un mélange de douceur, de lucidité et de naïveté. Lou décide de sauver No, un rêve d’adolescence que nous devrions tous avoir envie de vivre. Le Prix des Libraires 2008 a récompensé cette belle histoire.

Les Tribulations d’une caissière d’Anna Sam (Stock)

Vous ne regarderez plus jamais les caissières de supermarché de la même manière quand vous aurez lu ce livre. Pour un voyage dans la GMS, je vous conseille de bien vous accrocher à votre caddie. Anna Sam, titulaire d’une licence de lettres modernes, a travaillé plusieurs années dans la grande distribution. Elle décrit avec infiniment d’humour ces clients qu’elle voit passer chaque jour, ceux qui l’ignorent, les manies des uns, la mauvaise humeur des autres et parfois, les attentions sympathiques de certains. Tout a commencé avec un blog qui compte aujourd’hui presque 800 000 visiteurs.

http://caissierenofutur.over-blog.com/

Bensé – Album chez naïve

Je vous propose un beau voyage au pays des chansons à fredonner, des chansons qui font du bien, des chansons qui donnent de la joie et qu’on reprend au moment du refrain. Julien Bensé a su s’entourer de vrais copains pour ce premier album, il y a son frère, Jil is Lucky, et Tété, sans oublier celle qui désormais partage sa vie, Rose. Les amateurs de rythmes folk, de riff à l’harmonica, les nostalgiques des Innocents  découvriront Bensé avec plaisir. Le premier single « Au grand jamais » de ce chanteur pop-folk est un vrai bonheur.

Musica Nuda – 55/21 chez Blue Note

Voici venu d’Italie, un duo exceptionnel. Petra Magoni (voix) et Ferrucio Spinetti (contrebasse) possèdent un don particulier pour revisiter des œuvres jazz, pop ou soul. Un hommage appuyé à la chanson italienne, mais aussi française  (La chanson des vieux amants) ou anglaise  (While my guitar gently weeps). Etonnant, ce concept de musique nue.

Girls in Hawaii – Plan your escape chez naïve

Girls in Hawaii ne sont ni des filles ni originaires d'Hawaii, il s’agit d’un des meilleurs groupes rock Belges. Avec Deus, K’s Choice, Venus ou Ghiinzu, ils contribuent au renouveau de la Belgique. Ces six garçons produisent un superbe mélange de rock et de folk indé, des mélodies fraîches et mélancoliques.

In The Air – Air France - Le Village Vert

Quoi de plus naturel que de terminer cette rubrique dans  les airs avec une compilation réalisée en collaboration par Air France et l’agence BETC. Cet album comprend les musiques connues pour agrémenter les publicités Air France. Des morceaux de groupes confirmés comme Chemical Brothers, Boards of Canada ou Four tet, sont complétés par des inédits électro et par un des succès de l’été, Bullets de Tunng.

http://www.myspace.com/bensefolks

http://www.planyourescape.be/blog.html

http://www.musicanuda.com/

 
     
 

Coups de chance

Les rencontres sont souvent dues au hasard, ce n’est qu’une question de secondes parfois. Dans les films de Claude Lelouch, il suffit d’un concours de circonstances pour que deux êtres voient leurs existences bouleversées, uniquement, parce qu’à un instant précis leurs chemins se sont croisés. Peut-on parler encore de hasard quand ce sont plusieurs événements qui se télescopent ? Sans doute. Mais, on préférera pourtant parler de malheurs si le contexte est négatif ou au contraire de chance si le vécu s’avère bénéfique.

Tout cela pour vous dire que ce mois-ci, j’ai eu la chance de découvrir 4 albums absolument étonnants. Entendre un bon CD me procure toujours un vrai moment de plaisir alors vous  imaginez, 4 !!!

Jack Johnson - Sleep Through The Static chez Barclay

Jack Johnson fait de la musique vraiment cool. Il  a 17 ans quand une blessure met un terme à  sa carrière de champion de surf.  Originaire d’Hawaï, il se tourne vers la guitare et la musique. Et là aussi, il rencontre le succès, il faut dire que ses mélodies sont spontanées et rafraîchissantes comme des vagues du Pacifique. Dans son nouvel album, sorti il y a quelques semaines, tous les titres s’écoutent avec délice. Du rythme tranquille à la voix chaude et sensuelle, tout le CD nous transporte dans une atmosphère de douceur.

The Kooks – Konk  chez Virgin

Originaires de Brighton, ces quatre jeunes anglais se sont rencontrés dans une école de musique. Leur nom vient d’un titre de l’album Hunky Dory de David Bowie et signifie loufoque. Avec leur premier album, « Inside In/Inside out », sorti en 2006, les Kooks avaient apporté un bon vent folie dans la pop. Leur nouvel album s’écoute dans son intégralité en boucle. Ces auteurs-compositeurs-interprètes proposent une musique digne de Supergrass ou Blur, dans une lignée directement inspirée des Beatles.

The Hoosiers- The Trick of Life chez RCA/Sony BMG

Autre belle trouvaille avec The Hoosiers, un groupe typiquement anglais. Ce trio déchaîne les foules outre-manche et  le son pop-rock du groupe commence à envahir nos radios.  Cultivant un côté décalé notamment dans leurs vidéos, ces jeunes gens se qualifient eux-même de "premier groupe de pop bizarre". Ils démontrent un talent certain dans ce premier album aux chansons variées et entraînantes. En écoute plus bas.

Tunng - Full Time Hobby chez PIAS

Tunng crée un réel univers, une musique bien particulière basée sur un jeu de voix exceptionnel. Ce groupe Londonien est composé de 3 chanteurs-compositeurs-guitaristes, d’une chanteuse-percussionniste, d’un bidouilleur électronique et d’un type qui joue des coquillages avec ses orteils. Avec Tunng, vous allez découvrir un croisement du folk et de l’électronique, des sons des sixties arrangés grâce à des techniques modernes. Foncez écouter grâce au lien ci-dessous Buletts, cela sera encore plus convaincant que toutes mes explications.

« Peut-être, êtes-vous trop bon public », me direz-vous, d’où ce sentiment de satisfaction somme toute facile à atteindre. Et vous aurez en partie raison. Il n’empêche que je revendique cette tendance à apprécier facilement les choses comme une qualité. Le plaisir peut, j’en suis conscient, provenir de la compréhension de toute la complexité d’une œuvre, il n’en demeure pas moins vrai qu’une approche plus simple du ressenti permet tout aussi bien d’éprouver de belles émotions.

La peinture en est une illustration, la lecture sans doute aussi pour certains d’entre nous.

La Consolante – Anna Gavalda (Le Dilettante)

Les passionnés d’Anna Gavalda ne me démentiront pas, les lecteurs fidèles dévorent ce roman. Comme dans les précédents, l’écriture et le style sont incontestables. L’humour est présent, les analyses des personnages aussi justes, on pourrait cependant souhaiter un peu plus d’audace et de dynamisme pour nous raconter l’approche de la cinquantaine, le rappel de l’enfance, la fin des amours et des amitiés, le début d’une autre histoire. Quoi qu'il en soit, à emporter en vacances à moins que vous ne lisiez d’une traite avant.

La route – Cormac McCarthy

Il est des livres qui vous imprègnent et vous laissent à l’âme une trace rémanente. Ce roman, récompensé du prix Pulitzer 2007, marque par son style et sa terrible atmosphère. Après une catastrophe, un père et son fils poussent un vieux caddie sur une route recouverte de poussière. Dans un monde où la nature vivante a disparu, ils avancent et luttent contre une partie des rescapés retournés à la barbarie. Rien ne semble bouger, et pourtant, il se passe quelque chose à chaque page. McCarthy nous interpelle sur un sujet éternel, comment agirions-nous si notre survie en dépendait ? Demeurer, quoi qu’il en coûte, un être humain, un sujet bien d’actualité dans notre monde de plus en plus individualiste.

 

Michel Crosnier

Jack Johnson : http://fr.myspace.com/jackjohnsonmusic

The Kooks : http://www.thekooks.co.uk/home

The Hoosiers : http://www.thehoosiers.fr/

Tunng : http://www.myspace.com/thisistunng

 
     
 

Pour le printemps, deux idées de lectures...

Entre genèse et chaos (nouvelles) - Eric Fouassier - Editinter (www.editinter.fr)

Quel plaisir ! Quel bon moment de lecture ! Un moment 12 fois renouvelé à travers la découverte des 12 nouvelles ciselées par Eric Fouassier dans son premier recueil « Entre genèse et chaos ».

À l’évidence, ce Dr en droit et en pharmacie, professeur d’université en région parisienne, possède tout à la fois le sens, le souffle et la musique d’un genre littéraire trop peu couru. Ses nouvelles ont d’ailleurs pour la plupart été récompensées, souvent même couronnées, par des prix littéraires au cours des dernières années.

Une écriture concise, toujours au service de l’histoire, nous « plonge » dans les méandres d’êtres souvent solitaires qui « se débrouillent comme ils peuvent avec leurs souvenirs, leurs amours perdues et leurs rêves inaccessibles ». La vie, quoi ! En tout cas un livre à vivre. Et à faire vivre…

La Malpeur - Patrick Breuzé - Ed. Presse de la cité

…« Longtemps elle laissa couler ses larmes. Dans ce brouillard d’eau, elle se repassait les seuls instants de sa vie où elle avait été heureuse. Ce bel été plein de promesses et de secrets partagés, ces instants volés à la droiture des jours. Ces minutes sans durée qui effaçaient toutes ces journées passées à vivre sans qu’il arrivât rien »…

Les mots sont des notes. À écouter autant qu’à lire. Car l’écriture qui nous décrit le combat désespéré d’un montagnard de Haute-Savoie, durant la 2e moitié du XIXe siècle, pour sauver ses « reines » d’une justice bornée, est bercée de phrases dont on goûte d’abord les musiques. Des musiques au rythme du récit qui visent peut-être à adoucir une exploration de sentiments -à l’image d’une nature omniprésente- forcément bruts, mais aussi forcément vrais, forcément essentiels.

On l’aura compris, avec « La Malpeur », qui paraît après « Le silence des glaces » et « La grande avalanche », Patrick Breuzé signe certainement son roman le plus abouti, le plus littéraire.

... deux albums en français ...

Berry – Mademoiselle – Mercury

Elle chante "n’ayez pas peur du bonheur, il n’existe pas", mais en découvrant le sourire coquin de Berry on doute qu’elle ne connaisse pas la recette du bonheur. Son album est doux comme un après-midi tranquille au soleil et ses chansons nous mettent du baume au cœur. Une nouvelle voix féminine dans notre pépinière de chanteuses françaises, Berry trouve joliment sa place aux côtés des autres demoiselles, Jeanne Cherhal, Alexandra Roos, Pauline Croze ou Emily Loizeau pour ne citer que des coups de cœur. Les titres s’enchaînent comme des perles dans cet album aux airs d'un journal intime.

Les Tit’ Nassels – Deux, trois Trucs… At(h)om

Voilà près de 10 ans que Sophie et AxL sillonnent les scènes de France. Avec tous leurs instruments, ils forment un vrai big band, ils créent et interprètent des chansons françaises qui respirent la tendresse et l’authenticité. L’univers des Tit’Nassels se colore d’humour et de poésie. Suivez-les, ils nous emmènent à la poursuite de deux, trois trucs vraiment sympas.

... deux en anglais ...

James Blunt – All The Lost Souls –  Warner

Un deuxième album très attendu pour ce songwriter super décontracté. Sous ses airs de nouveau romantique, le personnage est attachant, en douceur comme ses chansons mélancoliques. Si vous aviez aimé le précédent, vous devriez écouter avec plaisir ce nouvel opus, si le matraquage de You’re beautiful vous a exaspéré, passez votre chemin. On peut juste regretter que Mister  James Blunt ne force pas plus son talent et reste un peu en dedans. Le prochain…

Gonzales – Soft Power - Mercury

Le talent à l’état pur. Ce pianiste canadien, auteur compositeur interprète est capable de tout. Son nouvel album regorge de trouvailles, un titre sautillant déjà dans les hits « Come together », des airs qui nous rappellent la pop des années 70-80, des influences rap en passant par des instrumentaux aux sonorités de films. Jason Beck, alias Gonzales, est un vrai clown qui sait tout faire même jouer avec brio Satie et Debussy.

...et du jazz.

Robin McKelle – Modern Antique –  Blue Note

C’était la révélation jazz de fin 2006 avec son premier album sensation, “Introducing”, devenu un best-seller mondial.  Robin McKelle sort son second album “Modern Antique”. Plus fort encore, il est devenu en trois semaines numéro 1 des ventes jazz en France.  Délicieusement « classique », Robin reprend un cocktail de standards. Une voix, du swing, un charme réunit et le retour des légendes du jazz vocal pour un show époustouflant.

Les sites

Berry : http://casadeberry.artistes.universalmusic.fr/

Les Tit' Nassels  : http://www.lestitnassels.com/

James Blunt  : http://www.bluntyfan.com/

Gonzales : http://gonzales.artistes.universalmusic.fr/

Robin McKelle : http://www.robinmckelle.com/

 
     
 

Passe-moi ton livre

Connaissez-vous le bookcrossing, en, français le passe livre ? Il s’agit d’un jeu inventé aux Etats-Unis qui consiste à libérer les livres. Une fois un livre lu, si vous avez envie de faire partager votre plaisir à un inconnu, abandonnez le roman dans un lieu public !!! Cela me rappelle ce que me disait Michel Tournier, un jour où je me plaignais auprès de lui de pas avoir récupéré un de ses livres que j’avais prêté. Bien entendu, je ne me souvenais plus à qui je l’avais passé. « Mais, c’est très bien ainsi, me répondit Michel Tournier, les livres doivent voyager. » Nul doute que le passe-livre doive lui convenir comme idée.

Donc, si cela vous tente, rendez-vous sur le site de Passe Livre Passe-livre

Choisissez un livre dans votre bibliothèque personnelle, collez-lui une étiquette marquée d'un numéro et laissez-le quelque part. Puis sur le site, indiquez précisément à quel endroit vous avez libéré votre bouquin, son « numéro de matricule », ainsi que votre adresse mail. Soit le passant trouve le livre au hasard; soit il tente de le dénicher, après s'être informé de son emplacement sur le site internet. Il y a chaque jour 500 nouveaux lecteurs sur le site ce qui représente 200 000 joueurs par an !

Pour peut-être, vous permettre de bookcrosser, voici quelques conseils de lecture et de musique à offrir à un inconnu après les avoir découverts.

Les belles choses que porte le ciel de Dinaw Mengestu (Albin Michel)

Voici un premier roman exceptionnel dont on sort bouleversé. Sépha Stéphanos tient une  épicerie à Washington, cet exilé éthiopien voit sa vie changer quand il rencontre Judith et sa petite fille. Ce livre est teinté de nostalgie et de fatalisme, son jeune auteur (29 ans) réussit dans un style calme à nous toucher  par sa grande sensibilité.

Rêve d’amour de Laurence Tardieu (Editions Stock)

Alice a trente ans quand son père décède. Elle entreprend alors de retrouver l’image de sa mère auprès du dernier homme qu’a aimé sa mère morte 25 ans plus tôt. Une fois encore, Laurence Tardieu nous enchante par son écriture précise et bouleversante. Comme un peintre, elle pose ses mots par touches, par couleurs et nous parle comme personne du cheminement de l’âme.

La rêveuse d’Ostende d’Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel)

Pour guérir d une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, la solitaire Anna Van A., va le sur prendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Superbe mystificatrice ou femme unique ? Il est aussi question de la lecture, de l'amour, de la mort dans ces cinq nouvelles où le suspense tient jusqu’au point final.

La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel (Livre de Poche)

Un autre roman sur l'exil, l'amour et l'amitié à vous conseiller. Le roman de Philippe Claudel se lit vite, trop vite peut-être. Il convient d’y revenir.

Pauline Croze, un bruit qui court (Wagram)

Deux ans après son premier album et une tournée fantastique, la jolie brune est de retour. Les douze titres de ce nouvel album, tous différents, sont très riches. Des ambiances souvent nostalgiques portent à merveille la voix très particulière de la chanteuse.  De l'émotion, de la créativité, une nouvelle étape réussie pour Pauline dont la voix fascine et envoûte.

Yael Naim (tôt ou tard). Vous avez sans aucun doute déjà entendu les sublimes chansons de Yael Naim en hébreu ou en anglais. Cette jeune perle de la folk a su toucher non seulement une jeunesse en quête de belles idées mais toutes les autres générations par ses mélodies d’une beauté revigorante. Une nouvelle trouvaille de tôt ou tard.

Syd Matters, Ghost days (Because Music). Dans le domaine pop folk, côté homme, je vous propose le troisième album de Syd Matters. De nombreuses références sont semées dans ces chansons, Radiohead, Pink Floyd ou Leonard Cohen. Plus que tout cela, il convient de saluer un travail d’orfèvre pour ciseler les mélodies doucement mélancoliques.

Vermeulen, Petit pépé  (L’alg@rade)

Pour les fidèles de cette chronique, Vermeulen ne doit pas être un inconnu. Je vous avais parlé ce rouennais à l’occasion de son précédent album ( Le Pianiste du Transatlantique). Ce nouvel opus est cependant fort différent. Il est né d’une rencontre avec Patrick Zygmanowski au cours d’une émission sur France Musique. Entouré d’excellents musiciens classiques, Vermeulen quitte son ambiance jazzie et nous charme avec ses chansons tendres et délicates.

Les sites

Pauline Croze : http://www.paulinecroze.com/new-site/

Yael Naim : http://www.yaelweb.com/

Syd Matters : http://www.sydmatters.com/

Vermeulen : http://www.algarade.fr/

 
     
 

Des musiques, des livres et Dylan

Il est né le 24 mai 1941 dans le Midwest d'un père comptable à la Standard Oil of Indiana. Cela on le sait, mais très vite les informations sur ce personnage hors norme deviennent floues. Ses nombreux mensonges qui expliquent ce phénomène. Grâce au livre précis de François Bon, vous découvrirez le parcours non sans chaos, de Robert Zimmerman, plus connu sous le nom de Bob Dylan. Si vous êtes fan, il ne vous aura pas échappé que cette fin d’année s’avère bien Dylanienne, un livre, un film à voir (I’m not there) et une compilation. Celle-ci reprend les meilleures chansons du tout début de carrière de Dylan qui à 25 ans avait presque tout dit et des succès plus récents de ce compositeur de génie. A voir, à lire et à entendre. Bob Dylan, une biographie de François Bon chez Albin Michel. Dylan de Bob Dylan chez Columbia Records.

Comme la période se prête aux multiples idées alors, je vais vous en livrer quelques-unes, histoire de vous aider si vous êtes en manque pour Noël.

Vous cherchez un livre : Toutes ces vies qu'on abandonne de Virginie Ollagnier chez Liana Levi. Nous sommes à Annecy en décembre 1918, la guerre vient de se terminer. Claire, jeune novice et infirmière, tente, par ses mains et sa voix, de ramener à la vie un inconnu cataleptique… On découvre pour ce premier roman de Virginie Ollagnier un vrai talent, elle nous fait découvrir avec sensibilité les chemins de l'écoute et de la vocation. Un vrai moment d’émotion.

Vous voulez une BD : XIII, le dernier round de Van Hamme chez Dargaud. Le grand Jean Van Hamme a réussi son pari. Plus de 20 ans après sa création, il apporte la réponse à la question que se posent tous les fans de XIII, le nom de l'amnésique le plus célèbre de la bande dessinée. En plus des deux derniers volumes, vous avez même 17 autres tomes possibles à offrir ce qui vous permettra d’ajuster en fonction de votre budget.

Vous pensez musique classique, pas d’hésitation : Natalie Dessay, Airs d’opéra Italiens chez Virgin Classics. Une voix hors du commun et une véritable actrice. Cet Opus devrait vous faire pleurer de joie sur Bellini, Donizetti ou Verdi. La divine soprano exprime pleinement les folies amoureuses de Lucia, Violetta, Maria Stuarda, Gilda, Elvira, Giulietta, ces femmes au destin amoureux tragique. 

Vous penchez pour la chanson française : Vincent Delerm, Favourite Songs  chez tôt ou tard. Tous ceux qui l’ont déjà vu sur scène savent combien Vincent Delerm aime la chanson, il ne manque jamais une occasion de reprendre un titre. Pour l’avoir croiser à plusieurs reprises dans des concerts d’autres artistes, je sais aussi combien il aime les chanteurs. Enfin, certains pas tous. Voilà pourquoi son album ne devrait pas surprendre. Enregistré à la Cigale en fin d’année dernière, celui-ci nous offre de formidables duos. De Georges Moustaki à Alain Souchon, en passant par Renaud, Bénabar, Cali, Jeanne Cherhal et Albin de la Simone, les chansons se succèdent sans que jamais, les interprètes se prennent au sérieux. L’émotion est au rendez-vous notamment dans l’extraordinaire reprise de Quoi (Jeanne Birkin) avec Cali.

Envie de rock français : Luke, Les enfants de Saturne, chez RCA. Le troisième album du groupe après deux années de scène (plus de 200 concerts) et l'arrivée du guitariste Jean-Pierre Ensuque (d'Autour de Lucie). Fini les comparaisons, Luke s’impose et nous étonne par ses explosions électriques. Comme c’est souvent le cas, plusieurs écoutes vous permettront d’apprécier ce nouveau CD comme il le mérite.

Des découvertes vous font plaisir ? Alors, j’ai deux belles surprises à vous proposer. Leur point commun, c’est que contrairement à ce qu’on pourrait croire, ces révélations sont françaises même si leurs musiques sonnent américaines. Une partie de leur talent vient d’ailleurs de cette capacité à revisiter des styles bien particuliers et à leur apporter une touche de qualité« french ». Avec My friends all died in a plane crash, Cocoon signe l'un des plus beaux disques à être parus en France cette année. La folk-pop de Mark Daumail et Morgane Imbeaud (originaires d’Auvergne) est faite de mélodies délicates, d'harmonies vocales subtiles et de sobres arrangements. Les récompenses tombent sur le jeune duo qui garde la tête sur les épaules comme vous pourrez le découvrir sur les vidéos qui circulent sur le net.

Quant à Moriarty, on ne sait pas vraiment comment ce groupe formé semble-t-il, de 4 frères et une sœur -à la voix étonnante- est tombé dans la country mais il lui donne une tonalité attachante. Un harmonica, des guitares acoustiques, une mélodie tranquille et vous partez en voyage dans l’ouest américain en suivant cette tribu et sa reine. Écoutez déjà « Jimmy » et vous comprendrez mieux ce que je veux dire. "Gee Whiz but is a lonesome town" chez Naïve.

Il me reste donc à vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année.

Cocoon

Moriarty

Luke

Natalie Dessay

 
     
 

Les envolées automnales

La médecine mène à tout. À l’industrie, mais aussi à la littérature. Ce constat concerne notamment Patrick Errard. Gastro-entérologue avant d’être président du laboratoire pharmaceutique Astellas, il signe aujourd’hui son premier roman. Le voyage qu’il inscrit sur plus de 60 années mêle les destins de François et de Louis à notre propre histoire, celle de la France allant de « l’après-guerre » à nos jours. Une écriture assurée et un découpage alerte nous font goûter avec plaisir –un plaisir qui naît en partie de celui que l’auteur a de toute é

vidence pris lui-même au fil des pages- ces passages de l’enfance à l’adolescence, et de l’adolescence à l’âge adulte, sur fond d’histoire douloureuse et de rencontres –que l’on aime à croire réelles- avec quelques personnalités de notre passé récent, jusqu’au rebondissement final. Un bien bon moment de lecture.

Les enfants de la Tuilerie, Patrick Errard aux éditions Séguier

James Reid est un jeune homme plutôt effacé, que ses études ennuient. Quand la guerre éclate au printemps 1939, il est appelé sous les drapeaux. Dans un premier temps, la vie au camp dans l'attente d'un éventuel combat s’avère monotone, heureusement James lit. Lorsqu'il embarque pour l'Inde avec son régiment, un voyage infernal commence, les maladies s'ajoutant à l'ennui. Mais lors d'une escale au Cap, la vie de James bascule : il trouve en Daphné, épouse de militaire qui l'héberge avec quatre autres soldats, la femme idéale, l'ange dont il rêvait, le grand amour dont la littérature lui a inspiré le désir quasi mystique. Elle tombe sous son charme, ils ont une aventure. De cette rencontre naît un enfant, dont James apprend l'existence alors qu'il est en poste en Inde où il restera jusqu'à la fin de la guerre. Mais si Daphné a oublié le soldat de passage, James poursuit son rêve de retrouver un jour son fils, cet enfant de l'amour. Doris Lessing qui vient de recevoir le Prix Nobel de littérature, elle met tout son talent dans ce roman qui parle des désillusions de l'amour, de la démission des hommes, plus à l'aise dans le monde des idées que dans la vraie vie. De cette dame de 90 ans qui a longtemps vécu en Rhodésie, il faut aussi lire le célèbre Carnet d’Or.

Un enfant de l’amour, Dorris Lessing chez Flammarion

Un chanteur à la voix singulière, des mélodies tantôt insouciantes, tantôt orageuses où tonne l’électrique. Des morceaux aux sonorités Beach Boys, d’autres à la façon Beatles. Ce jeune groupe rennais, formé en 2002, joue comme ils disent « une pop passée à l'eau de javel, faussement naïve et irrésistiblement entêtante ».  J’aime beaucoup le morceau intitulé Jérémy qu’on peut entendre sur toutes les bonnes radios.

Montgomery, MONTGOMERY chez naïve

En concert le 9 novembre à Metz

Site de Montgomery

Une musique atypique, espiègle et charmante d’un groupe Lillois pas si blaireau que cela. On pense, bien entendu, aux Frères Jacques ou à Chanson Plus Bifluorée pour leurs chansons bien écrites et intelligentes. Ils sont ici épaulés par Emily Loizeau, Pierre Sangra, Manu de Tryo, David Sire. Ce groupe de copains de lycée, fondé à la fin des années 90, s’est taillé une solide réputation de groupe de concert. C’est là qu’il convient de les découvrir pour apprécier leur nouveau CD riche d’humour et d’émotion.

Les Blaireaux, Parades prénuptiales chez At(h)ome

Les concerts en novembre, Orléans le 8, Lille le 9, Montauban le 16, Cannes le 17, Lyon le 22, Nevers le 23, et Rennes le 24

Site internet : Les Blaireaux

 
     
 

Une rentrée en fanfare

En cette rentrée littéraire de septembre 2007, m’en voudrez-vous beaucoup, si je ne vous parle que de musique ? D’ici un mois, nous y verrons sans doute plus clair parmi tous ces romans de l’automne et c’est l’esprit plus libre que je vous livrerai mes coups de cœur dans ce domaine. Alors, puisque j’ai un peu plus de place, voici l’occasion d’aborder des genres musicaux différents.

Pour le classique, la tache s’est avérée facile. J’ai en effet découvert deux superbes albums. Hélène Grimaud s’est associée à la Staatskapelle de Dresde sous la direction de Vladimir Jurowski pour enregistrer le fameux Concerto n°5  pour piano de Beethoven. L’interprétation de l’Empereur par Hélène Grimaud est à la hauteur du chef d’œuvre, magistrale, mûre et passionnée. Pour la pianiste, « le Concerto est comme un fauve pour qui l’on a un respect incroyable », nul doute que cette « amie » des fauves ait su comprendre la profondeur et l’émotion livrée par Beethoven. Un dvd complète l’édition de luxe avec notamment un clip Bach.

Hélène grimaud – Beethoven – Piano Concerto n°5 – Piano Sonata n°28 – Deutsche Grammophon

Cet éditeur a lancé, il y a quelque temps, une collection économique destinée à démocratiser la musique classique. La collection entrée bénéficie d’une belle présentation et permet de se constituer une vraie discothèque des œuvres et des artistes majeurs dans des interprétations de référence. Vous connaissez tous le Concerto pour clarinette de Mozart, car sans lui le film Out of Africa n’aurait sans doute pas connu le même succès. L’album produit par Deutsche Grammophon regroupe ce morceau d’anthologie et un ravissant Concerto pour flûte et harpe dans le mouvement andantino est lui aussi célèbre.

Mozart - Concerto pour clarinette – Concerto pour flûte et harpe – Collection Entrée Deutsche Grammophon

Deux voix féminines ont enchanté ma sélection jazz. Stacey Kent, la plus française des chanteuses de jazz, revient avec un nouvel album. Comme souvent, elle mêle des chansons originales, cette fois-ci en collaboration avec Kazuo Ishiguro, des reprises du cinéma et des titres en français. La voix de Stacey est tout à la fois actuelle et ancrée dans la tradition du swing. Il suffit d’écouter la version époustouflante de Ces petits riens de Serge Gainsbourg pour comprendre ce talent exceptionnel. Elle donne vie aux mots et transfigure les textes. L’élégance de Stacey transparaît dans ses interprétations. En concert à Paris le 17 octobre et dans le 59, 33, 84, 74, 91, 67, 51… à voir absolument

Stacey Kent, Breakfast on the morning tram chez Blue Note

Retenez aussi ce nom, à l’écriture bien singulière. Térez Montcalm. Cette chanteuse et musicienne vient du Québec. Sa voix rappelle Janis Joplin ou Ella Fitzgerald. Comme Stacey Kent, elle s’exprime souvent à travers des titres français. Dans son dernier album, outre des compositions propres, elle reprend avec talent et d’une manière bien personnelle des classiques du jazz ou de la pop, de Claude Nougaro à Elton John. Une voix à découvrir « en vrai » puisqu’elle sera en concert à Paris sur la scène de l’Européen les 9 et 10 octobre prochains mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Lille, Marseille. Dépêchez-vous.

Térez Montcalm, Voodoo chez Francis Dreyfus Music

Côté pop rock, je vous emmène tout d’abord en Belgique. L’été 67, cela sonne sans doute à vos oreilles d’une résonance plutôt hippie et mouvement de contre-culture nord américain, pourtant c’est le nom d’un jeune groupe de la banlieue de Liège. Leurs références s’appellent Beatles, Doors, Velvet Underground. Ils ne sont pas légion, les jeunes de cette génération à vénérer Dutronc et à s’exprimer en français dans leurs chansons. Ces touches à tout sonnent en fanfare, alternent le rock un  peu noir, les titres dynamiques et les textes délicieusement légers et drôles comme dans Tu n’es pas là ou Les vacances à la plage (un air de Souchon).   Ils seront le 25 septembre à la Boule Noire et les 5 et 6 octobre à Lyon.

été 67 chez Wagram

Si vous n’avez pas encore le CD d’Emily Loizeau, vous avez une belle chance de vous rattraper. L’autre bout du monde ressort enrichi d’un disque bonus. Comment vous ne connaissez pas encore Emily, sa voix acidulée et tendre, son piano et ses mélodies ? Je suis certain que vous avez déjà entendu une de ses chansons tantôt drôles tantôt intimes. « Je suis jalouse », par exemple. Il lui arrive aussi de chanter en anglais comme dans le magnifique I’m Alive. Cette nouvelle version vous permettra en plus de la découvrir dans des reprises étonnantes de Brassens et Neil Young. Enfin, pour être définitivement convaincu, filez le 6 novembre au Grand Rex à Paris mais aussi dans toute la France. Pour les dates de ses scènes, cliquez sur son site.

Emily Loizeau, L'autre bout du monde chez Fargo

Alors si vous êtes inconditionnel de Crosnier, votre automne sera musical sinon, vous pouvez toujours en savoir plus et écouter grâce aux liens ci-dessous.

http://helenegrimaud.free.fr/

http://www.staceykent.fr/

http://artists.emidigitalmedia.com/terez/

http://www.ete67.be/

http://www.emilyloizeau.net/index2.html

 

 
     
 

Des voyages pour les vacances

Un goût de rouille et d’os Craig Davidson (Albin Michel)

Le livre sorti l’année dernière, comporte douze nouvelles concernant le plus souvent sur de jeunes hommes confrontés à la violence. Véritable révélation, cet auteur canadien décrit ses univers particuliers avec précision. Tout part de la personne, l’intrigue vient ensuite.

Emil Friis Mutineer (darenne)

Ce songwriter danois se révèle vraiment étonnant à travers son premier album de country. Bien entendu, on ne peut s’empêcher de penser à Bob Dylan et à Johnny Cash, mais il faut tout aussitôt oublier ces maîtres pour entendre le ton sec et inspiré d’Emil Friis. Son univers est touchant, il y décrit des sentiments intemporels de solitude et de mélancolie. Vous passerez un beau moment de douceur un peu nostalgique en sa compagnie.

Les enfants de la liberté Marc Levy (Robert Laffont)

Un livre idéal pour les vacances, sans aucun doute. Marc Levy lui-même le reconnaît, il écrit pour notre plaisir, pour raconter des histoires, pas pour être considéré comme l’écrivain du siècle. N’empêche que ce 7e roman se dévore allègrement. Il innove aussi puisque l’action ne se déroule pas dans l’actualité mais raconte la période de la résistance pour son père et son oncle pendant la seconde guerre mondiale.

Paul McCartney  memory almost full (Universal)

Voici le 21e album de Sir McCartney, un bel album pour ses 65 ans. On y retrouve les fondamentaux de l’éternel Beatles, ses ballades et ses inspirations. La magie tient au fait que la surprise et l’innovation sont toujours aussi présentes, ne serait-ce, que dans le premier morceau de l’album joué à la mandoline. Pour les mccartnésiens et les autres.

Pink Martini Hey Eugene (naïve)

« Notre musique est une sorte de mélange entre une comédie musicale hollywoodienne des années 40 et les nations Unies telles qu’elles ont été conçues initialement », déclare Thomas Lauderdale le fondateur du groupe. Avec China Forbes, la chanteuse au charme sensuel, ils ont produit un  3e album débordant de joie et d’espoir. De Tempo perdido (une chanson de 1934) à Hey Eugene, un titre pop, Pink Martini s’avère sans aucun doute un meilleur ambassadeur –musical-  que bien des politiques américains.

Les  yeux jaunes des crocodiles Katherine Pancol (Le Livre de Poche)

Ce roman a obtenu le Prix Maison de la Presse 2006. Il nous entraîne à Paris à la suite de deux sœurs. Développant les thèmes de l'amour, de l'argent, de l'importance qu’apportent certains à la notoriété, Katherine Pancol aime à décrire les femmes dans la tourmente, elle le fait avec vivacité et humour. Des larmes et des rires de crocodiles.

Un brin de verdure Barbara Pym (Christian Bourgois)

Considérée comme l’écrivain le plus sous-estimé de l’Angleterre, Barbara Pym jette un regard ironique et impitoyable sur son époque. L’église anglicane, ses pasteurs à marier et ses bigotes malicieuses font l’objet de dialogues très britanniques et délicieux. A découvrir.

Hester Lilly Elisabeth Taylor (Rivages)

Est-il plus facile de perdre les sentiments que l’on éprouvait ou de renoncer à ceux que l’on aurait pu éprouver ? Robert va quant à lui découvrir les deux et voir son foyer déstabilisé par l’arrivée de sa jeune cousine, Hester Lilly,au grand dam de son épouse, Muriel. Comme sa contemporaine Barbara Pym, Elisabeth Taylor se montre experte de la comédie de mœurs britanniques dans ce bref et subtil roman.

Travis The boy with no name (Sony BMG)

On retrouve avec plaisir les sons particuliers de ce groupe dont Chris Martin dit qu’il a inventé Colplay. Travis a gagné en maturité, le groupe livre un album souvent plus rock, comme avec Selfish Jean, mais dans lequel on retrouve les guitares aux arpèges mélodiques comme dans leurs premiers morceaux il y a presque dix ans. Même si parfois, l’impression d’un déjà entendu peut filtrer, le bonheur est là dans cette capacité à recommencer mais différemment. Le charme prend et la belle pochette contribue à faire de cet opus un bon moment pour les journées pluvieuses.

Michel Crosnier

http://www.travisonline.com/

http://www.emilfriis.com/

http://www.naive.fr/

http://www.paulmccartney.com/

 

 
     
 

Découvertes de juin

J’ai découvert récemment un petit livre sur la visite médicale. Vous pensez bien qu’il a retenu toute mon attention d’autant que les dessins sont superbes et les textes vraiment très drôles. Alors, même si il est sorti depuis quelques années, je vous conseille vraiment de le lire. Ah oui, j’ai oublié de vous donner, son titre : Gardez la culotte écrit par Frédérique Bertrand (aux Editions du Rouergue). Je suis certain que l’histoire d’une visite médicale à l’école amusera bien vos enfants !!!

Vous avez peut-être vu Dahlia noir au cinéma. Moi pas, mais par contre, j’ai lu le roman de James Ellroy (Le Dahlia noir chez Rivages Noir). Le 15 Janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d'une jeune fille de vingt-deux ans : Betty Short, surnommée le Dahlia Noir. Son meurtrier ne sera jamais retrouvé. C'est le point de départ d'un mythe, noir et violent, qui  pour de raisons personnelles a intrigué et fasciné James Ellroy. Ce classique est absolument à emporter pour vos vacances. Un autre livre merveilleux, paru fin 2006, a connu au début son succès grâce au bouche-à-oreille et l’aide des libraires. L’élégance du hérisson de Muriel Barbery (Chez Gallimard) fait désormais partie des grands succès de 2007. Cela doit vous inciter à le lire pour y retrouver une histoire drôle et émouvante réunissant la concierge étonnante du 7 de la rue de Grenelle et Pamela, une petite fille de douze ans exceptionnellement intelligente. Un livre magnifique qui vous change la vie.

Enfin, après l’enfance dans le magnifique Sang impur, Hugo Hamilton aborde l’adolescence et l’âge de la révolte dans Le marin de Dublin (Editions Phébus). « Je vais enfin m’enfuir et gagner mon innocence. Adieu le passé et le ressentiment. Adieu la honte », dit le jeune homme. Un autre livre d’émotions.

Pour accompagner vos lectures, que direz-vous du nouvel album de Keren Ann au titre éponyme (chez Delabel). Keren Ann transforme des standards folk en mélodies mélancoliques et élégantes. Fortes de sonorités nouvelles, hors des tendances du moment, les chansons apportent, s’il en était besoin, la certitude du talent de Keren Ann, compositrice l'interprète de ses chansons, mais aussi  productrice de ses disques. Plus rock dans certains morceaux, intimistes dans d’autres, voici sans doute à mon avis la meilleure production de Keren.

Il me semble que la révélation musicale du trimestre s’appelle Just Jack. Son album Overtones (chez Mercury) mêle disco, funk, house, hip-hop et c’est à écouter tous les jours pour bien démarrer la journée. Bref des styles différents pour ce personnage qui nous vient d’outre-manche. Just Jack c’est à lui tout seul une voix, un rythme, des mélodies.

Pour terminer, puisque nous approchons de l’été et de ses tubes, je parierai bien pour une superbe chanson bien douce et tendre de Jil Caplan. Extrait de son nouveau CD derrière la porte ((EMI), le premier simple « de toute petites choses » devrait vous accompagner pendant les vacances. On en reparle ?

 
     
 

Retour en force

Le hasard des sorties fait que j’ai découvert ces dernières semaines les nouveautés de « vieilles connaissances ». Même les plus jeunes d’entre vous connaissent Bryan Ferry – vous savez Roxy Music !- et Bob Dylan, Stephan Eicher n’est pas non plus un inconnu pour vous.  Alors, quand Bryan Ferry  décide de reprendre des standards de Dylan, pour les « vieux » comme moi, ce n’est pas une surprise, on connaît l’admiration profonde du  premier pour le second. Non, la surprise sera pour vous les plus jeunes, tant cet album constitue une parfaite réussite. Les textes conservent leur jeunesse et la qualité du travail de Bryan Ferry leur donne une nouvelle fraîcheur et il parvient le plus souvent à en faire des reprises complètement innovantes et dignes des originaux. La même sensation naît à l’écoute du dernier CD de Stephan Eicher. Il retrouve les tonalités de ses premiers albums tout en y apportant une sonorité particulière (comme la trompette mariachi de Calexico pour Rendez-vous ou le banjo sur Confettis). Les textes lui collent parfaitement et ses collaborations avec l’incontournable Michaël Furnon (Mickey 3D) et Raphaël font de ce retour en force la démonstration d’un talent entier et riche de merveilles à nous proposer.  

Les références de ces deux pépites : Bryan Ferry, Dylanesque (chez Virgin) et Stephan Eicher, Eldorado (chez Barclay).

Pour vos lectures, j’ai bien aimé le dernier roman de Jean-Paul Dubois, Hommes entre eux (Editions de l’Olivier). Par son atmosphère, les rapports rudes des personnages, les descriptions magnifiques des paysages glacés du Grand Nord Canadien, je le qualifierai, comme son titre le laisse penser, plutôt de « livre d’hommes ». J’ai eu par ailleurs un grand coup de cœur pour le deuxième roman mais, le premier traduit en français, de Milena Agus, Le mal de pierres (chez Liana Levi). Ce petit livre par le nombre de page est un véritable bijou. L’action se déroule en Sardaigne à partir de la seconde guerre mondiale. Il raconte l’histoire d’une jeune Sarde qui à trente ans se marie par raison, car malgré sa beauté aucun homme n’osé la demander en mariage. Quant à l’amour, elle le découvre lors d’une cure thermale destinée à soigner ses calculs rénaux alors qu’elle n’y croyait plus. Un roman de femmes, pas seulement sans doute mais un beau moment de fascination et de rêves, c’est certain.

J’allais oublier de vous parler de Valérie Leulliot. Son nom ne vous dit peut-être rien, elle chantait depuis 10 ans dans le groupe Autour de Lucie. Son premier album solo s’appelle caldeira (édité par Village vert). Ce mot portugais signifie chaudron, il désigne l’éruption souterraine d’un volcan, un titre surprenant pour ce CD reposant tout en douceur mais révélateur d’un tempérament de feu, un peu comme le  premier titre extrait, « mon homme blessé".

http://www.stephaneicher.com/

http://www.bryanferry.com/

http://www.valerieleulliot.com/

 
     
   
 

Sérieusement, soyons fous au printemps !

« Tout est beau chez elle y’a rien à jeter », chantait Georges Brassens.  Cette constatation convient parfaitement au premier album de Mika. On s’arrache avec raison Live in Cartoon Motion (chez Barclay) de ce jeune Anglais d’origine libanaise. Pas une des chansons ultra pop n’est à jeter, elles sont drôles, dynamiques, entraînantes. Vous avez parfois l’impression de les avoir déjà entendues parce que cela vous rappelle Freddie Mercury, les Bee Gees, Elton John ou Abba. Peu importe, écoutez Mika en voiture, pendant votre footing ou au cours d’une soirée mais, ce qui est certain, c’est que l’album vous donnera une pêche d’enfer et une folle envie de danser. Mika s’amuse tout au long du CD même avec la pochette très tendance années soixante-dix.

Plus calmes et plus posés, Carla Bruni et Damien Rice le sont sans aucun doute. On attendait le deuxième album de Carla Bruni, elle nous surprend avec une production toute en anglais, No Promises (Chez naïve), des poèmes trouvés dans la littérature anglo-saxonne. Elle chante avec son style si particulier sur ses compositions folk ou blues et parfois plus rock, à nouveau arrangées par Louis Bertignac.  De la douceur, vous en trouverez sur le CD de Damien Rice, sorti il y a déjà quelques mois. Ce songwriter Irlandais possède un charme troublant. Derrière une impression minimaliste se cache de véritables perles, des délices au piano comme Accidental Babies ou son duo avec Lisa Hannigan et sa voix merveilleuse. Un bel univers que celui de Damien Rice à découvrir dans (chez 14th Floor Record). 

Dans le même esprit tout fou de Mika, on m’a offert un petit livre qui devrait plaire à tous les passionnés d’humour loufoque et aux amateurs de citations. Cela peut toujours servir dans une lettre, un exposé ou une déclaration. Dans la préface signée par Pierre Perret, ce dernier note à propos des Euphorismes de Grégoire (chez Max Milo par G. Lacroix) : " Dans Euphorisme n’y a-il pas Euphorie ? C’est l’état exact dans lequel me laissent ces pépites verbales." Mieux que de longs discours, quelques exemples vous éclaireront sur la nature de ces citations.

Tout est relatif et encore…ça dépend ! C’est toujours les meilleurs qui s’en vont ; alors qu’est-ce qu’on fout ici ? Lever le coude est la meilleure façon de ne pas baisser les bras. A force de me planter, je vais finir par pousser.

 

Plus sérieux mais également dans l’analyse de la profondeur humaine, je vous conseille en ce mois de mars, le dernier livre de Philippe Besson. J’avoue avoir été parfois déçu par cet écrivain de l’âme. J’ai retrouvé avec Se résoudre aux adieux (chez Julliard), la veine et le talent découverts, il y a quelques années, dans L’Arrière-Saison. De Cuba à Venise, en passant par New York, Besson laisse la plume à Louise qui pour se libérer de l’emprise d’un amour perdu. Si les écrits consolent, ils ne soignent pas. Il semble à découvrir la correspondance de l’héroïne que la seule véritable thérapie réside dans la découverte d’un nouvel amour.

Michel Crosnier

MIKA: http://www.mikasounds.com/uk.php

Carla Bruni : http://www.naive.fr/artiste_coll.php?id=102

Damien Rice : http://www.damienrice-fr.com/liens.htm/

 
     
 

Des premières de début d'année

Vous savez sans aucun doute tous qu’un manga désigne une bande dessinée japonaise. Je viens découvrir mon premier manga et fort heureusement, je suis tombé sur celui à lire si l’on doit n’en lire qu’un. Publié en 2003, Quartier lointain de Jirô Taniguchi (chez Casterman) a reçu de nombreux prix et connu depuis une suite. Il s’agit de l’histoire dessinée d’un homme d’age mûr (40 ans) qui se retrouve transporté dans la peau de l'adolescent qu'il était à 14 ans. Les pages en noir et blanc montre un trait gracieux et fin, les sentiments des personnages sont bien rendus. Même si je ne suis pas devenu accro, je vais, bien entendu, me procurer le tome 2. Voilà en tout cas une lecture qui contrastait avec le roman posé sur ma table de nuit. Tout à la fois curieux et haletant, tour à tour sombre et violent, le premier livre de Max Monnehay, Corpus Christine (chez Albin Michel) ne laisse pas indifférent. Un homme qui ne se déplace qu’en rampant est prisonnier de sa tortionnaire de femme depuis des années. Mais, elle disparaît un jour, le condamnant vraisemblablement à une mort atroce. L’inédit du départ pour un roman est troublant et le lecteur est tenu en haleine jusqu’au bout. Une précision à propose de Max qui malgré son nom est une jeune femme de 25 ans et passe pour la nouvelle Amélie Nothomb.

Deux jolies premières aussi en matière de musique mais dans un registre nettement plus gai et alerte. J’espère que vous connaissez déjà Rose et son titre La Liste tiré d’un superbe album éponyme chez Source. Sinon, je vous en voudrais beaucoup si n’allez pas immédiatement écouter ses chansons grâce au petit lien avec son site. Frais, jeune, tendre, actuel, les qualificatifs volent au gré des chansons. Une jolie voix pour une frimousse où brillent de tendres yeux gris, du charme et un univers douillets, vous prenez ?

Et puis, si vous me faites confiance, vous partirez à la découverte de l’univers de Renan Luce. Une vraie personnalité que ce digne successeur d’un Thomas Fersen ou un Le Forestier. Elles sont drôles et joliment décalées les chansons de Renan, lui qui préfère logiquement aux voisins, ses voisines. Son album, Repenti (Barclay), déborde de perles à écouter sans modération tout comme notre ami Aldebert que j’ai eu la chance de voir tout récemment sur scène. Il passe vraisemblablement près de chez vous, ne le manquez sous aucun prétexte car sur scène, Aldebert est enthousiasmant.

Michel Crosnier

Rose : http://www.rose-lesite.fr/

Renan Luce: http://renanluce.artistes.universalmusic.fr/

Aldebert : http://www.aldebert.com/